Pour surfer, un grand nombre d'internautes utilise un navigateur graphique, comme Internet Explorer, Firefox, Opera ou Safari. Je dis bien un grand nombre, et non pas tous. Pourquoi ?

Fermez les yeux et vous comprendrez ce à quoi je veux en venir. En effet, il existe des internautes qui souffrent d'un handicap physique, notamment des aveugles, qui, de par la nature de leur handicap, ne peuvent ni lire le contenu d'un site ni en cerner la langue ni en voir les images. Heureusement, il existe des lecteurs d'écran et des plages brailles, qui leur restituent le contenu des sites Web consultés, grâce à une analyse du code source.

Imaginez à présent qu'on vous confisque la souris. Si, à présent, vous ne pouvez pas parcourir le site avec votre clavier, c'est que le site n'est pas accessible à quiconque utilise, par nécessité ou par préférence, la navigation au clavier pour jongler entre les liens.

Et je ne me hasarde pas à parler de désactivation de JavaScript ni de désinstallation de Flash : vous fuiriez une bonne partie des sites événementiels et des sites vitrines de certaines marques ou enseignes plus ou moins renommées.

Et que dire des robots des moteurs de recherche ?

Bref, il n'existe pas de profil unique d'internaute. Mais, il ne suffit pas de songer aux différents cas de handicap physique, technologique, voire culturel : il faut que le Web puisse offrir du contenu qui soit au moins décemment consultable, à défaut de chercher un confort extrême.

Pour approfondir les raisons de la nécessité d'un Web accessible, rien de mieux que cet article d'Élie Sloïm et de Laurent Denis, intitulé Pourquoi l'accessibilité numérique. À noter que le W3C a mis en place une initiative appelée WAI (soit dit en passant, c'est de l'anglais, pour ceux qui n'auraient pas repéré la langue du lien dans le code source ;) ).